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Après 2018 qui avait été une année d’instabilité socio politique majeure en Haïti, 2019 a été pire. Les premières émeutes de juillet 2018, faisaient suite à une annonce d’augmentation très forte du prix des carburants, ont été violentes et ont provoqué de gros dégâts ; par ailleurs elles ont entraîné la démission du premier ministre et la mise en place d’un nouveau Gouvernement.

A éclaté peu après le scandale de pétro caraïbe du nom d’un programme d’aide que le Venezuela a signé avec Haïti et plusieurs pays de la Caraïbe. (Depuis 2008, ce sont près de 2 milliards de dollars américains qui ont été mal gérés sinon probablement détournés par les gouvernements haïtiens successifs) Cette affaire n’est que le point d’orgue de multiples détournements ou mauvaise gestion qui laissent un peu partout des programmes inachevés et une grande misère. Des manifestations se sont déroulées dans le pays pour dénoncer la corruption et l’incapacité du pouvoir en place. Les manifestants appellent à la démission du président Moïse Jouvenel..

 Les gangs continuent à écumer la capitale appointés semble-t-il tantôt par le pouvoir en place tantôt par l’opposition et font régner la terreur

«10 ans après, on peut surtout faire le constat d’un échec de la reconstruction et de la refondation», détaille Jules Girardet, chargé de mission CCFD Terre Solidaire pour la zone Caraïbes, «la reconstruction n’a été presque que cosmétique». Le pays entré en récession en 2019 manque de tout, alerte l’ONG Médecins sans frontières (MSF), de médicaments, oxygène, sang, carburant, personnel, le système de santé est «au bord du gouffre». La population fait face à une pénurie de combustible, de biens alimentaires, de médicaments, d’eau, d’énergie aggravée dans ce contexte actuel de blocage du pays. (Vatican news)

Les élections législatives, prévues en novembre 2019, n’ayant pas été organisées, le parlement haïtien devient caduc ce lundi 13 janvier. En pleine crise politique, le président Jovenel Moïse gouvernera par décret. (La Croix)

Devant le quasi-vide du pouvoir en Haïti, des régions sont souvent laissées aux mains des gangs, des groupes mi-mafieux, mi-politiques, armés, qui étendent leur emprise sur des régions. Les Haïtiens ont une expression pour décrire la crise : “Peyi lòk” [pays bloqué]. (Radio Canada)

Ce blocage du pays a considérablement entravé nos actions

Rappelons nos  objectifs

Si nous avons continué à financer l’école que Servil Wilfranc a maintenu ouverte autant que faire se pouvait ; fermée une 15aine de jours elle a pu rouvrir les parents sécurisant la cour de l’école. Rappelons que c’est souvent là que les enfants reçoivent outre l’enseignement , un repas chaud par jour.

Le projet latrines a  marqué le pas les matériaux n’arrivaient plus. Savanette Cabrale a été un temps bloqué, les routes menant au village barrées par des groupes armés

Nous avions prévu de démarrer le projet Chèvres au mois de Novembre Le voyage était organisé, les billets pris, mais au dernier moment nous avons dû tout annuler. Les  événements qui ont suivi et l’assassinat d’un couple venu adopter et abattu entre l’aéroport et Port au Prince nous ont malheureusement donné raison.

Par contre nous avons a deux reprises envoyé des secours supplémentaires pour financer la nourriture.

Les moyens que nous avons pu mettre en oeuvre pour faire connaître et développer nos actions

Les événements nous ont amenés à nous axer plus encore sur la communication et l’alerte de l’opinion publique..

  1. Développement de nos moyens de communication et d’information le nouveau site Internet permet l’édition régulière d’une lettre nous permettant de vous informer au fur et à mesure, et de faire des liens vers les médias dont les articles parlent de la crise Haïtienne.
  2. Devant le silence des médias, nous avons été interviewés par Claude Gavach journaliste à Radio Maguelone pour exprimer nos inquiétudes sur l’avenir d’Haïti qui est rappelons le un pays de la francophonie.
  3. Lancement d’une pétition sur change.org pour inviter la diplomatie française à jouer de son pouvoir de médiation.
  4. Prise de contact avec des représentants de la classe politique pour les alerter
  5. Concert au profit de Haïti (merci à Denis et aux Musiciens de la Mosson)

Merci  à vous tous de votre aide généreuse et solidaire à cette petite communauté rurale de Savanette Cabrale.

« Merci ampil » comme on dirait en créole.